LE MARI. Décidément, il faut que nous prenions une bonne, ma chère amie.

LA FEMME. Crois-tu, Antonin?

LE MARI. Cela est indispensable; tu te fatigues trop, il n’y a pas de bon sens!

LA FEMME. J’apprécie le sentiment qui t’inspire, et je t’en remercie. La vérité est qu’il y a beaucoup à faire ici, sans que cela paraisse. Mais réfléchis bien, mon ami. Nous avons pu nous en passer jusqu’à présent; et l’économie...

LE MARI. Mon ministère m’a augmenté de 300 fr.; je ne puis mieux employer cette somme qu’à te procurer un peu de soulagement. Prenons une bonne.

LA FEMME. Eh bien, prenons une bonne.

II
Ouverture du concours.

Le choix de la bonne—chose importante et grave! dura trois semaines environ.

On était difficile.

On voulait une bonne comme il n’en existe pas, comme il n’en existera jamais. La bonne chef-d’œuvre! La bonne idéale! La bonne phénomène!