Le jour ruisselait du ciel débordé;

Quand les peupliers et quand la prairie,

Avec le ruisseau, chantèrent en chœur,

Quand je vis briller les fils-de-Marie,

Je sentis la paix monter à mon cœur.

Mille oiseaux jasaient, je me sentais vivre,

D'un chaste bonheur mon cœur se berçait;

Et c'était pour moi, qui d'un rien m'enivre,

Comme un frais bonjour que Dieu m'adressait.

II.