Se lèvent pour avoir le pain qui leur est dû.
Ce sont des paysans aux formes athlétiques,
Taillés sur le patron des montagnards antiques,
Avec des nerfs d'acier et des poitrails velus;
Un sayon en lambeaux couvre à peine leur torse;
Leur chair, comme le buffle, est d'une épaisse écorce,
Et sans crainte de l'air ils pourraient aller nus.
Partons, mes vendangeurs, car le coteau ruisselle.
Il se dresse éclatant, ses flancs semblent fumer,
Il gémit sous la vigne: on dirait qu'il recèle