On voit aisément que le veau d'or érigé près de la montagne de Sinaï par les Israélites était un fruit de leur séjour dans l'Égypte, et une imitation du dieu Apis, aussi-bien que ceux qui dans la suite furent érigés aux deux extrémités du royaume d'Israël par le roi Jéroboam, qui lui-même avait fait un assez long séjour en Égypte.

Les Égyptiens ne se contentaient pas d'offrir de l'encens aux animaux: ils portaient la folie jusqu'à attribuer la divinité aux légumes de leurs jardins [94]. C'est ce que leur reproche si ingénieusement le poète satirique.

[Note 94: ][ (retour) ] Il y a sur cette superstition, une dissertation curieuse de Schmidt (de cepis et alliis apud Ægyptios cultis), dans ses Opuscula, p, 71-122.--L.

Juv. satir. 15. [init.]

Qui nescit, Volusi Bithynice, qualia demens

Ægyptus portenta colat? Crocodilon adorat

Pars hæc: illa pavet saturam serpentibus ibiu.

Effigies sacri nitet aurea cercopitheci,

Dimidio magicæ resonant ubi Memnone chordæ,

Atque vetus Thebe centum jacet obruta portis.