—Ça fait du contentement de s’en revenir chez nous!
Aimée gardait le silence; elle écoutait. Martial se mit à rire pour cacher le trouble qui le prenait sous les yeux de cette fille bonne et belle. Il devint grave:
—Vous avez eu bien de la peine, m’a dit Clémentine. Ah! si j’avais été là, pour vous prêter la main! Mais tout est en place, à cette heure, dans votre maison. Je me suis laissé dire, Aimée, que vous aviez peiné plus que vous ne pouviez ...
—Oh! non! J’ai fait ce que j’ai pu, seulement ...
Le vieux Villard dit avec lenteur, comme s’il soupesait ses mots:
—Mon fi, tu pourras nous aider, si tu veux. Nous en serons contents. Il y a toujours de la besogne à faire et Fansat en a plein sa charge.
Martial ne répondit pas, car il ne pouvait détacher ses regards du visage d’Aimée.
Il repartit vers Lascaud avec Clémentine qui se sentait bien légère.
Nonot, avant qu’il passât le seuil, lui avait glissé dans la poche de sa veste une grosse pomme rouge.