Ma vigueur a goûté, des défaillances sauve,
Aprement cet amour, peut être le dernier !
J’ai bu le sang des dieux sur un corps printanier.
Qui sent la rose et fait un verger de l’alcôve.
Penché sur l’or moussu qui voile un antre frais,
J’ai respiré l’automne et les rouges forêts,
Où de l’aubier vivant s’étire la faunesse…
Ce n’est pas l’heure encor qu’à mes tempes de dieu
Le déclin menaçant ma trop longue jeunesse
Efface l’œillet pâle et cette rose feu !