[4] Cf. Quellenlectüre und Quellenbücher im Unterricht dans Festgabe zur Versammlung Deutscher Historiker in München, Ostern 1893, Leipzig, 1893, in-8º, p. 79 et s.
[5] Il va de soi que j'ai choisi arbitrairement et que j'ai plus d'une fois regretté d'être obligé de choisir. Les notices bibliographiques, placées au commencement des chapitres, sont faites pour réparer cela; elles indiquent les ouvrages où, si j'avais eu de la place, j'aurais puisé volontiers.—Il va également de soi qu'insérer quelques pages d'un auteur n'équivaut point à garantir que toutes les affirmations de cet auteur sont exactes dans le détail. Noterait-on, dans deux morceaux d'auteurs différents qui figurent dans ce recueil, de menues contradictions, il n'y aurait pas lieu d'en être surpris ou offensé.
[6] Il n'est plus nécessaire aujourd'hui de prouver qu'elle est utile. Elle l'est aux étudiants (il n'est pas interdit de penser à eux), aux professeurs et aux gens du monde qui—les spécialistes le constatent tous les jours—recourent souvent, faute d'être bien informés, à des livres détestables, aux premiers livres venus. Elle l'est aussi aux élèves, ne serait-ce qu'en leur donnant la notion de ce que l'activité scientifique de notre époque a de prodigieux.—Dans certains pays, le Guide bibliographique scolaire est un ouvrage distinct du «Recueil de documents», du «Précis», et du livre de «Lectures». Voyez W. F. Allen, The reader's Guide to the English history, etc.
[7] Je n'ai pas hésité à recommander les meilleurs livres, en quelque langue qu'ils soient écrits: français, allemand, anglais ou italien. On a dit que, «puisque notre France possède une riche collection d'historiens nationaux», «la lecture des historiens étrangers ne s'impose qu'aux érudits»; tel n'est pas notre avis. Il n'y a pas que les érudits qui doivent préférer un bon livre à un livre médiocre, même si le bon livre est en langue étrangère, même si le livre médiocre est en français. Un homme cultivé ne peut pas, de nos jours, se contenter d'être au courant de sa littérature nationale, à quelque nation qu'il appartienne.—Il est d'ailleurs exact que la France a produit, et produit encore, beaucoup de livres d'histoire excellents. Les études relatives au moyen âge, en particulier, sont depuis longtemps très florissantes dans notre pays.
[8] Je me suis attaché à indiquer: 1º les principaux Manuels généraux de haute vulgarisation scientifique, à consulter plutôt qu'à lire; 2º les monographies de premier ordre; 3º les meilleurs livres ou articles de vulgarisation élémentaire, écrits pour le grand public.—Je ne crois pas que l'on trouve ailleurs un ensemble de renseignements de ce genre.
[9] Le dernier Manuel de Bibliographie historique universelle (où le moyen âge a sa place) est celui de Ch. Kendall Adams (A Manual of historical literature, New-York, 1888, 3e éd.), qui n'est pas sûr.
Les répertoires bibliographiques d'histoire nationale sont, naturellement, bien plus soignés. Consulter, pour l'histoire de France: G. Monod, Bibliographie de l'histoire de France, Paris, 1888, in-8º;—pour l'histoire d'Allemagne: Dahlmann-Waitz-Steindorff, Quellenkunde der deutschen Geschichte, Göttingen, 1894, in-8º, 6e éd.;—pour l'histoire de Belgique: H. Pirenne, Bibliographie de l'histoire de Belgique, Gand, 1893, in-8º;—pour l'histoire d'Angleterre: S. R. Gardiner et J. Bass Mullinger, Introduction to the study of English history, London, 1894, in-8º, 3e éd.—M. Menéndez y Pelayo prépare une Bibliographie historique de l'Espagne.—Rien d'analogue, malheureusement, pour l'Italie. L'ouvrage de C. Lozzi (Biblioteca istorica della antica e nuova Italia, Imola, 1884-1887, 2 vol. in-8º) est insuffisant. Cf. un bon catalogue de libraire: U. Hœpli, Biblioteca historica italica, Milano, 1895, in-8º.
M. U. Chevalier est l'auteur d'une gigantesque entreprise de bibliographie internationale, chronologiquement limitée au moyen âge, le Répertoire des sources historiques du moyen âge. Son ouvrage se compose de deux parties: la première (Biobibliographie, Paris, 1877-1886; Supplément en 1888) fournit la réponse à cette question: Quels sont les livres à consulter sur tel personnage historique ayant vécu de 395 à 1500?—la seconde (Topobibliographie, dont les deux premiers fascicules [A-E] ont paru en 1894-1895), fournit la réponse à cette question: Quels sont les travaux dont telle localité, tel fait, telle institution du moyen âge, a été l'objet depuis l'invention de l'imprimerie jusqu'à nos jours?
Quelques-uns des répertoires précités (Monod, Lozzi, etc.) datent déjà d'une dizaine d'années. Pour savoir ce qui s'est fait depuis et pour se tenir au courant de ce qui se fait chaque jour, il faut se servir d'instruments spéciaux, comptes rendus périodiques, pour la plupart annuels (Jahresberichte), où les écrits historiques nouveaux sont classés avec méthode et brièvement appréciés. Les Jahresberichte der Geschichtswissenschaft, publiés chaque année depuis 1880 sous les auspices de la Société d'histoire de Berlin, sont très commodes. Quelques Revues, où la partie bibliographique est soignée, rendent, d'ailleurs, des services analogues; je citerai au premier rang la Revue historique, l'Historisches Jahrbuch (catholique), la Deutsche Zeitschrift für Geschichtswissenschaft; mais il y en a beaucoup d'autres, telles que l'Historische Zeitschrift, l'English historical review, la Revue des questions historiques (catholique), etc., etc., qui, recommandables à d'autres égards, ne sont pas à dédaigner, même au point de vue bibliographique.
Une Revue, Le Moyen Age, se propose depuis 1888 de tenir ses lecteurs au courant de tout ce qui paraît dans le domaine de l'histoire du moyen âge.—La Bibliothèque de l'École des chartes est une Revue d'érudition consacrée à l'étude du moyen âge; elle n'a pas la prétention de fournir des indications bibliographiques complètes.—Des Revues spéciales, telles que la Romania, la Byzantinische Zeitschrift, la Revue de l'Orient latin, etc., donnent des renseignements complets sur ce qui se publie dans le domaine de leurs études.