[85] Une «Histoire générale de la littérature française», rédigée dans la même forme que l'Histoire générale du IVe siècle à nos jours, est en préparation. Elle sera publiée sous la direction de M. Petit de Julleville.
[86] Quelques monographies importantes ont paru depuis 1890. Une des plus importantes est celle de J. Bédier, Les fabliaux, Paris, 1895, 2e éd.—Sur Villehardouin et Joinville, nommément désignés au programme, voy. G. Paris et A. Jeanroy, Extraits des chroniqueurs français, Paris, Hachette, 1892, in-16, et L. Petit de Julleville, Extraits des chroniqueurs français du moyen âge, Paris, 1895, in-18. Cf. H.-Fr. Delaborde, Jean de Joinville et les seigneurs de Joinville, Paris, 1894, in-8º.
[87] Il va de soi qu'il existe un très grand nombre de traités généraux sur l'histoire de chacune des littératures nationales, parmi lesquels il y en a d'excellents; je n'indique ici que les plus commodes.
[88] M. Samuel Berger a bien voulu revoir et récrire ce morceau pour notre Recueil. Nous l'en remercions vivement.
[89] [Comparez L. Courajod, La polychromie dans la statuaire du moyen âge, Paris, 1888, in-8º, et les nombreux travaux du même auteur sur l'histoire de la sculpture française, pleins de vues originales.]
[90] C'est-à-dire le «Chœur».
[91] [Depuis la publication de l'article de M. J. Quicherat, de nombreux savants ont repris et approfondi l'étude de l'Album de Villard de Honnecourt (Voy. notamment la publication de l'Album, en fac-similé, par M. de Lassus (Paris, 1858, in-4º), et C. Enlart, dans la Bibliothèque de l'École des chartes, 1895, p. 1).—Des travaux de M. Bénard, «il ressort que Villard était Picard, qu'il a presque certainement bâti l'église de Saint-Quentin et que par contre rien n'autorise beaucoup plus à lui attribuer des travaux dans la cathédrale de Cambrai que dans celle de Reims».—«Les chantiers de l'abbaye cistercienne de Vaucelles, dit M. Enlart, à six kilomètres de Honnecourt, sur l'autre rive de l'Escaut, ont été probablement l'école où Villard dut recevoir les premiers enseignements de son art.» Et cet auteur pense que ce sont les Cisterciens de Vaucelles qui recommandèrent notre architecte à leurs confrères de Hongrie. «Beaucoup d'architectes français du XIIe et du XIIIe s., dit-il, ont été mandés à l'étranger par des évêques, notamment en Espagne, où la plupart de ces prélats appartenaient à l'ordre de Cluny; en Suède, où le premier archevêque d'Upsal, ancien écolier de Sorbonne, avait pu connaître Etienne de Bonneuil à Paris; en Danemark enfin où l'archevêque Absalon fonda en même temps l'abbaye cistercienne de Sorö et la cathédrale de Roskilde, qui ressemble à celles d'Arras, Noyon et Cambrai, et qui ne peut être que l'œuvre d'un Français du nord. Rien n'empêche que Villard ait travaillé de même pour les évêques de Hongrie,... mais il est beaucoup plus probable que c'est pour le service des Cisterciens que fut appelé un architecte qui possédait leurs traditions.»]
[92] Comparez Boivin déguisé en croquant:
Vestuz se fu d'un burel gris
Cote et sorcot et chape ensamble,
Qui tout fu d'un....
Et si ot coiffe de borras.
Ses sollers ne sont mis à las
Ainz sont de vache dur et fort...
.I. mois et plus estoit remese
Sa barbe qu'ele ne fu rese.
.I. aguillon prist en sa main
Por ce que mieus semblast vilain...