C’est une industrie toute spéciale, elle est florissante au printemps quand les chiennes sont amoureuses.

Les chiens une fois volés, sont tondus, maquillés pour les rendre méconnaissables, puis expédiés en Angleterre à une association affiliée aux voleurs parisiens.

Ce vol est des plus simples, il faut être deux pour l’accomplir. Pendant que l’un fait la cour à la bonne qui promène Tom ou Mirza, le complice profite de son inattention, il enlève le cabot (Argot des voleurs). N.

RATIBOISEUR DE LANDAU À BALEINES: Voleur de parapluies.

On les nomme aussi des ratiboiseurs à l’échange.

Le voleur entre dans un grand café, il a un mauvais parapluie à la main, il le place au porte-parapluie, au milieu des autres. Il s’assied a côté pour guigner de l’œil le plus beau, il paye sa consommation, se lève sans affectation en emportant le parapluie sur qui il a jeté son dévolu.

Si l’on s’aperçoit, de l’échange, il s’excuse de s’être trompé, puis s’en va tranquillement.

Il est rare que ce vol ne réussisse pas (Argot du peuple). N.

RATICHON: Curé.

Ratichon est un mot ancien. On le trouve dans Olivier Chéreau à propos des Arche-Suppots chargés de réformer le langage, mais là, il n’est pas pris dans le sens de prêtre (Argot des voleurs).