RUE DU FAUBOURG MONTMARTRE, N°. 4.
PARIS,
CHEZ BARBA, LIBRAIRE, PALAIS-ROYAL,
DERRIÈRE LE THÉATRE FRANÇAIS, N°. 51.
1812.
[CHAPITRE PREMIER.]
[CHAPITRE II.]
[CHAPITRE III.]
[CHAPITRE IV.]
[CHAPITRE V.]
[CHAPITRE VI.]
[CHAPITRE VII.]
[CHAPITRE VIII.]
[CHAPITRE IX.]
[CHAPITRE PREMIER.]
Bérenza s'attacha chaque jour davantage à Victoria. Ses scrupules, ses réserves, s'évanouirent entièrement, et il se flatta de posséder son cœur comme elle possédait le sien. Cependant, à quelque haut point que fut porté son amour romanesque, sa fierté s'opposait à ce qu'il en fit sa femme. Il y avait une certaine tache imprimée sur la jeune personne, par l'inconduite de sa mère, sur laquelle sa délicatesse ne lui permettait pas de passer; de plus, Bérenza eût cru indigne de lui d'épouser celle dont il avait fait sa maîtresse. Mais la vanité de Victoria ne se formalisait point de cette distinction; et elle pensait simplement que son union avec le comte prouvait, de la part de celui-ci, un amour qui n'avait pas besoin de liens étrangers pour le rendre durable. L'orgueilleuse Vénitienne n'avait garde de croire, que tandis qu'il lui reconnaissait les qualités essentielles pour être sa maîtresse, il ne la trouvait point digne du haut titre de son épouse.