[21] D'après les manuscrits encore inédits du savant abbé Lamiot, lazariste, mort récemment à Macao, après avoir passé plus de 40 ans en Chine et à Pekin, et qui cite dans le Chensy et dans le Sse-Tchouen, des villes où il y a plus de 10 mille et 20 mille mahométans.
[22] Un seul mot bien choisi peut parfois démontrer l'identité de deux peuples séparés par de longues distances; ainsi, dans l'antique Egypte, le nom de Pharao, Pharaon, était à-la-fois et celui du roi et celui du crocodile, tyran des eaux, et ce même nom se retrouve au Japon avec ces deux acceptions; car on sait que le dragon, on crocodile à quatre griffes, est l'emblême du monarque du Japon, et le nom de ce dragon ou crocodile royal est en japonais Firio, simple modification du nom égyptien et arabe Pharao.
[23] M. de Guignes le père et le P. Gaubil observent que les Chinois confondent souvent les Bouddhistes, les Chrétiens et les Nestoriens.
[24] Tom. XXVIII, p. 505, des mémoires de l'Académie des inscriptions.
[25] Voir le Recueil, an 1831, des nouvelles Annales des Voyages.
[26] Siébold: De Nippon (Jappon).... ou matériaux pour servir à la description du Japon et des contrées voisines (en allemand); fort bel ouvrage grand in-4o avec des planches, chez Merklem, à Paris. Prix, 200 fr.
[27] Cette période a été aussi retrouvée en Égypte par M. Champollion, mais dédoublée et sous la forme d'un cycle de trente ans, en usage encore dans l'Archipel indien.
[28] M. Klaproth prétend que zha doit ici, et dans suhuzha, se prononcer ja ou cha; mais la chose est fort douteuse, car les nombres 3, 4, 5, 7, 9 et 10 se terminent évidemment en ka ou qa, dur, et le cha ou ja n'en serait qu'un simple adoucissement. Au Pérou, en langue qquichua, cette même finale c ou ca se remarque dans:
Huc—un.
Iscay—deux.