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Six mois après, j’étais alors un jeune étudiant mal débrouillé dans la vie de Paris, j’appris par une lettre de ma mère qu’Henriette se mariait avec un riche industriel de Marseille, gaillard à tout le poil, grand coureur de filles et de cabarets, six pieds de haut, le verbe fort.

Je ne lus pas cette lettre sans un serrement de cœur. Henriette dans les bras d’un rustre ! La vilaine image !

Je m’efforçais à l’exemple des stoïciens dont les doctrines alors m’enchantaient, à raisonner, pour l’amortir, sur le coup reçu. « Je me suis trompé moi-même, me disais-je. Voilà une expérience salutaire à ton début dans la vie. Ne mets pas à l’avenir les femmes sur un plan trop élevé. Elles ne sont jamais qu’à mi-hauteur et plus près de la terre que du ciel. »

Mais cette leçon de sagesse avait un arrière-goût d’amertume qui fut longtemps à s’effacer.

Ce livre, A de l’alphabet des lettres achevé d’imprimer pour la Cité des Livres, le 15 octobre 1925, par Ducros et Colas, Maîtres-Imprimeurs à Paris, a été tiré à 440 exemplaires : 5 sur papier vélin à la cuve “héliotrope” des papeteries du Marais, numérotés de 1 à 5 ; 10 exemplaires sur japon ancien à la forme, numérotés de 6 à 15 ; 25 exemplaires sur japon impérial, numérotés de 16 à 40 ; 50 exemplaires sur vergé de Hollande, numérotés de 41 à 90 ; et 350 exemplaires sur vergé à la forme d’Arches, numérotés de 91 à 440. Il a été tiré en outre : 25 exemplaires sur madagascar réservés à M. Édouard Champion, marqués alphabétiquement de A à Z et 30 exemplaires hors commerce sur papiers divers, numérotés de I à XXX.