Les trois coups de la cloche sonnèrent auxquels le sifflet de la locomotive répondit. Constantin embrassa la jeune fille sans prononcer une parole. Maintenant il était debout sur la première marche de l’escalier du wagon. Le train, avec peine, s’ébranlait. Ariane luttait pour ne pas s’évanouir. Elle leva les yeux vers son amant. Il les vit se remplir de larmes… Soudain, s’accrochant d’une main à la barre d’appui, il se pencha, enlaça la jeune fille fortement d’un seul bras, la souleva, l’amena jusqu’à lui, l’emporta dans le coupé dont il ferma la porte et s’abattit avec elle sur la banquette.

— Que fais-tu ? balbutia-t-elle. Tu es fou !

— Tais-toi ! dit-il… Je t’en prie !… Tais-toi !…

Il la dévorait de baisers silencieux.

Arkhangel, octobre 1918.
Paris, mars 1919.

TABLE

PREMIÈRE PARTIE

I.

— De l’hôtel de Londres au gymnase Znamenski

[9]

II.

— Tante Varvara

[25]

III.

— La lettre

[37]

IV.

— Le fiancé

[46]

V.

— Le jardin Alexandre

[56]

VI.

— Jours troublés

[68]

DEUXIÈME PARTIE

I.

— Boris Godounof

[81]

II.

— Un souper

[87]

III.

— Banale soirée

[94]

IV.

— Surgit amari aliquid

[99]

V.

— La baronne Korting

[112]

VI.

— Mouvement imprévu

[119]

VII.

— Crimée

[127]

VIII.

— Séparation

[138]

IX.

— Le bel été

[143]

X.

— Reprise

[150]

XI.

— La vie à deux

[154]

XII.

— Semper eadem

[160]

XIII.

— L’amie

[168]

XIV.

— La petite maison des faubourgs

[176]

XV.

— Plus avant

[183]

XVI.

— Un souper

[187]

XVII.

— Juvenilia

[194]

XVIII.

— L’Arbat

[202]

XIX.

— L’écolière

[205]

XX.

— L’esprit de perdition

[210]

XXI.

— Le secret

[217]

XXII.

— Un jour gris de février

[223]

XXIII.

— Divagations

[225]

JVSTIFICATION DV TIRAGE :

On acheva pour la troisième fois de réimprimer ce livre le 6 février 1921 sur les presses de l’imprimerie Crété à Corbeil (S.-et-O.)