La femme ne se laissera guider dans le choix de son amant que par l’instinct profond et mystérieux de l’espèce. Aucun bas motif d’intérêt ne l’influencera. Elle ne cédera qu’à la voix impérieuse de l’amour.
Il est possible qu’elle n’aime jamais.
Alors il n’y a pas d’intérêt à ce qu’elle se reproduise.
— Mais c’est abominable ! mais il n’y aura plus de société ! s’écrie monsieur Chaque.
— Il y aura une autre société, cher monsieur Chaque. Il serait malheureux, avouez-le, que, de toutes, notre société fût la seule possible. Du reste, ne vous alarmez pas. La société a toujours déclaré moral ce qui lui était utile. Elle crée le bien et le mal suivant son intérêt. Du jour où elle aura avantage au nouvel arrangement qui aujourd’hui vous scandalise, vous et vos descendants, le vénérerez à genoux, cher monsieur Chaque, comme un dogme révélé par la divinité elle-même.
III
LES HOMMES
L’homme à femmes laisse son cœur à la maison quand il part en guerre. Ce n’est pas avec le cœur que l’on gagne des batailles.