Les jugements du monde sont sans nuances. On n’a qu’un nom pour celui qui vit du labeur des petites ouvrières d’amour et pour celui qui travaille, comme il a été dit, à la sueur de son front.


Il y a beaucoup de mépris pour la femme dans l’opinion du monde qui veut que la bourse d’une femme soit plus sacrée que son cœur et que sa chair.


« Je te donne mon âme, mon cœur, mon corps, ce qu’il y a d’ineffable et de secret en moi, mais ne touche pas à mon porte-monnaie ou je crie : « Au voleur ! »


Pourquoi l’argent qui se mêle à tout ne serait-il pas mêlé à l’amour ?

Qu’avons-nous fait de l’amour ? Une petite chose bien arrangée, rapetissée, polie, mise à sa place, qui ne doit pas grandir et sortir des limites tracées par les convenances.

On comprend qu’une femme se refuse à choisir un amant par intérêt. Mais une fois qu’elle a cédé à l’amour et qu’elle a tant fait que de se donner, tout ne devient-il pas commun entre elle et lui ?

On trouve chez beaucoup de femmes, délicates à l’extrême en matière de sentiment, l’idée qu’il serait délicieux de venir en aide à leur amant. Rendre un service réel à celui qu’on adore, savoir qu’il tient de vos mains le nécessaire et le superflu, son plaisir et son luxe, qu’il n’est pas un objet qu’il touche qui ne vienne de vous, mais c’est la joie suprême.