Dans les cas les plus graves, lorsque le danger est sérieux, la femme tombe malade. Elle commence par jouer de ses nerfs, et finalement ses nerfs l’emportent ; elle « fait » de la neurasthénie, pour employer l’expression si juste des médecins. L’homme n’a plus qu’à oublier ses peines et à ravaler ses griefs. Son rôle d’accusateur est changé en celui de garde-malade. Il soigne sa faible amie ; il se ronge de souci pour elle ; il cache sa propre souffrance ; il faut qu’il rie, qu’il plaisante.

Les semaines passent, la malade se rétablit lentement. A la moindre menace d’orage, elle a une rechute.

Une fois que le temps a fait son œuvre et que tout danger est écarté, alors seulement elle se remet.

DE L’EXISTENCE DE DIEU

J’ai connu une femme qui avait perdu toute idée religieuse et jusqu’à la croyance à l’existence de Dieu. Elle rencontre un homme qu’elle aime, qu’elle admire. A voir un ouvrage si parfait, un si beau modèle de l’homme, elle ne peut imaginer qu’il ait été formé par le hasard des combinaisons aveugles de la matière. Et voilà qu’elle commence à se reprendre aux idées d’au-delà. « Il vit, ne serait-ce pas la preuve tant cherchée de l’existence de Dieu ? »

A CHACUN SA FONCTION

Il y a des femmes qui sont faites pour avoir des enfants. Il y a des femmes qui sont créées pour n’en avoir pas (dans l’intérêt même, hypothétique et contradictoire des enfants). A l’avenir, on choisira celles qui seront mères et celles qui resteront stériles. Et il s’agit de ne pas attacher de coefficient moral à l’une et à l’autre de ces fonctions également nécessaires.


Dans plusieurs familles du règne animal, on trouve la même division pour le plus grand ordre des sociétés et le plus grand bien de l’espèce.

LES OUVRIÈRES DE L’AMOUR