La supériorité de la France, on l’a dit souvent, vient de ce qu’elle est insurpassable dans l’industrie d’art.
Quand l’amour va, tout va. Pourtant comme dans les autres métiers, le chômage existe. Il y a les années des vaches maigres.
DE LA NÉCESSITÉ ET DE L’ART DE BATTRE LES FEMMES
A monsieur Paul Bourget.
Zarathustra l’a dit : « Tu vas parmi les femmes ? Prends ton fouet. »
Nous savons à combien de reproches nous nous exposons en abordant ce sujet, combien nos intentions, qui sont pures, seront perverties. Mais comme il s’agit d’une œuvre philanthropique et de rien moins que du bonheur de notre tendre compagne, rien ne saurait nous retenir, et, conscient de la haute tâche que nous avons à remplir, nous prenons le courage de braver les préjugés et de lui offrir, en ami véritable, de toute bonne volonté, ces utiles et inédites recherches pleines de moelle substantielle.
C’est un sujet défendu ; il faut être sans hypocrisie pour oser le traiter. C’est un sujet difficile aussi, car les hommes qui battent les femmes ne l’avouent pas, par une fausse honte dont la lecture de ces lignes les débarrassera peut-être ; quant aux femmes, dissimulatrices éternelles, elles s’écrient d’une voix unanime : « Me toucher, moi ! J’aimerais voir cela ! » Ainsi n’aurons-nous d’aveux, ni des hommes ni des femmes. On cache les coups comme des caresses défendues. Mais nous écrivons ici sans hypocrisie et sans peur et nous irons hardiment à la chasse des vérités qu’ignorent les nobles héroïnes de M. Paul Bourget. Nous prions seulement nos lectrices de nous lire avec les yeux de l’esprit.
Disons-le sans ambages, sans nous occuper des clameurs, qu’une telle affirmation va soulever :