Il montra tout son flegme et l'assaisonna d'une pointe d'humour:

—Plus tard que nous n'avons jamais dîné, qui sait?

[1] Aucun navire du nom de Nikkô n'a pris part à la bataille de Tsou-shima. L'auteur, soucieux de conserver à l'«intrigue» de ce livre un caractère purement imaginatif, s'est vu forcé de recourir à un cuirassé qui n'exista pas, pour y situer des personnages et des aventures qui n'existèrent pas davantage. Il va de soi que, dans le récit qu'on va lire, tout ce qui ne concerne pas directement le Nikkô, son équipage et son état-major, est d'une exactitude historique rigoureuse.


XXVI

—Par conséquent, les tourelles manœuvreront à l'électricité?

—Oui, tant que les moteurs pourront tourner. En cas d'avarie, nous passerons à la manœuvre hydraulique. Et, en dernier lieu, à la manœuvre à bras. C'est l'ordre.

—Nous obéirons donc, honorablement.

Et le vicomte Hirata Takamori, ayant salué d'abord selon la discipline militaire, les doigts joints et levés jusqu'à la visière de la casquette, salua ensuite selon le rite des daïmios et des samouraïs, le corps plié à angle droit, les mains à plat sur les genoux.

—A présent, souffrez que je me retire..