—Non!—dit le peintre.—Non!... je ne rentre pas à bord de l'Yseult, c'est-à-dire pas tout de suite. J'ai dessein de dîner seul, ce soir, à la japonaise, dans une auberge...
L'Anglais leva un doigt:
—Oh! oh! monsieur Felze! une auberge et un dîner à la japonaise! On peut trouver tout cela du côté du Yoshivara, vous savez!
Jean-François Felze sourit, et montra ses cheveux gris:
—Vous n'avez donc regardé cette neige-là, cher monsieur?
—Quelle neige? Vous êtes un jeune homme, monsieur Felze! Pour vous donner vos quarante ans, il faut se rappeler votre gloire!
—Mes quarante ans! Ils sont cinquante, hélas! Et je n'avoue pas le surplus...
—Ne l'avouez pas, je vous ferais l'injure de n'en rien croire! Mais décidément, vous n'allez pas au port. Je vous quitte donc. Auparavant, puis-je vous être utile? Voulez-vous que je traduise vos ordres au kouroumaya?
—Bien volontiers! Vous êtes mille fois aimable. Je voudrais donc dîner comme je vous ai dit, d'abord, et ensuite...
—Ensuite?