—Savez-vous qu'elle a un très vif désir de vous connaître?

Il avait prononcé cette phrase avec hésitation. Et il bredouilla les derniers mots, comme s'il regrettait d'avoir parlé. Mais la marquise Yorisaka avait entendu:

—Oh! je serai moi-même ravie... En vérité, mon mari et moi songions à l'inviter, mais nous avions peur d'être importuns...

La porte glissait dans ses rainures et les deux servantes entraient, apportant le plateau anglais, deux fois plus long que leurs bras.

—Allons, cher maître, acceptez tout de même une tasse de thé noir!... Puisque Mrs. Hockley viendra ici, il faut bien nous habituer à sa boisson favorite...

La marquise Yorisaka, on ne peut plus Parisienne, tendait d'une main le sucrier, de l'autre le pot à crème. Certes, il ne pouvait y avoir aucune ironie dans ses paroles, ni aucune arrière-pensée dans son esprit.

[1] Veuillez apporter le thé.


X

Au dessus du grand temple d'O-Souwa, un parc tout petit s'étage jusqu'au sommet de la colline Nishi...