—Tiens!—fit Fergan, content de parler d'autre chose.—Tiens! monsieur Jean-François Felze!...

Le peintre était assis devant la tchaya, en face d'une tasse de thé. Il se leva, poli.

—Comment allez-vous?—demanda Fergan.

Le marquis Yorisaka saluait à la française, ôtant sa casquette à galons d'or;

—Vous êtes ici, cher maître! Je vous croyais à la villa. Le commandant Fergan et moi, rentrions justement, et nous espérions vous trouver là-bas... La marquise n'a pas su vous retenir?

—Elle l'a tenté, très aimablement. Mais la séance de pose avait été déjà bien longue... La marquise avait besoin de repos, et moi-même de plein air...

—Nous vous disons donc au revoir... A demain, sans doute?

—A demain, assurément.

Il s'était déjà rassis, après un geste de la main. Immobile et silencieux, il avait reporté son regard vers la ville et vers le golfe, aperçus au-dessous de la terrasse. Le soleil de six heures commençait de rougir la buée bleuâtre des lointains et la mer saignait d'une myriade de petits reflets pourpres, pareils à d'étincelantes blessures.

Fergan et Yorisaka s'en allaient.