—Je pense que vous souhaitez tous deux aller dormir.

Il n'y eut point de réponse. Miss Vane rangeait avec lenteur le flacon d'or sur son étagère. Felze, immobile, n'avait pas rouvert les yeux.

—Oui!—trancha soudain Mrs. Hockley.—Vous devez être fatigués. Bonsoir!...

L'un après l'autre, ils s'approchèrent du lit, docilement. Mrs. Hockley leur tendit sa main droite ouverte. Miss Vane, d'un geste inattendu, baisa la paume de cette main. Felze ne fit qu'en effleurer le bout des ongles.

—Bonsoir!—répéta Mrs. Hockley.

A la porte, Felze s'effaçait pour laisser passer la jeune fille.

—François!—appela Mrs. Hockley, soudain.—Restez un moment, vous seul...

Miss Vane était dehors. Elle poussa la porte d'une main sans doute maladroite, car le pêne craqua presque violemment.

Felze, demeuré comme on l'y conviait, avança de trois pas. Et la lumière rose des lampes électriques éclaira son visage un peu pâli.

Mrs. Hockley souriait: