—Et qui sera heureux.»

Elle fit un geste d'ignorance.

«Vous ne connaissez pas Fierce. Il est mon ami de puis dix ans, et c'est la loyauté, la sincérité même.

-Tant mieux pour Sélysette, qui mérite beaucoup de bonheur.»

Mévil regarda la pendule: dix minutes perdues, déjà. Il songea tout à coup qu'un visiteur pouvait surgir. Le fossé était là, qu'il fallait sauter. Il prit son élan.

—«Un mariage, c'est un exemple à suivre. Qu'en pensez-vous?

—Un bon exemple, ou un mauvais?»

Elle riait de son rire particulier, bref et sans gatté.

—«Un bon, affirma sérieusement Mévil. Quand le suivrez-vous?

—Moi? Je n'y pense pas encore,—pas du tout.