—«Où vas-tu? Qu'as-tu? tu as attrapé un coup de soleil?»

Mévil le regarda lentement avant de répondre:

—«Je ne sais pas....»

Il prit la main que lui tendait Fierce, et tout d'un coup s'y accrocha comme un noyé.

—«Tu es malade,» fit l'autre, oubliant sa propre détresse; et il le ramena chez lui, le soutenant. Mévil marchait docilement, sans rien dire. Fierce toucha ses vêtements, trempés de pluie.

—«Tu as reçu l'averse? Que diable t'est-il arrivé?

—Rien.»

Rue d'Espagne, Mévil faillit passer sans reconnaître sa porte. Mais dans sa chambre, parmi ses meubles, ses bibelots, le décor familier de sa vie imprégné de son parfum à lui, il se ressaisit peu à peu et reprit ses sens. Aux questions de Fierce, il répondit alors des phrases vagues. Il avait changé d'habits, et s'était assis, taciturne. La nuit venait sans qu'il songeât à faire éclairer.

Torral arriva là-dessus. Inquiet de son convive, il le relançait à domicile.

—«C'est un tombeau, cette chambre!»