—«Messieurs, dit Abel, nous allons, si vous le voulez bien, faire les quatre derniers coups, car voici qu'il se fait tard.»
Personne ne protesta. Abel donna les cartes. Schmidt sépara de son panier quelques billets qu'il mit dans sa poche. Ariette, à petits coups d'œil successifs, sembla soupeser le gain de Fierce, projetant peut-être de se l'approprier.
Mais coup sur coup, Fierce gagna deux fois
Ariette donna les cartes à son tour,—pour l'avant-dernière partie,—et fit un pot considérable. Schmidt effrayé abandonna. Abel et Fierce tinrent. L'avocat relança du double. Mais Fierce abattit un brelan d'as et gagna encore.
—«Chance insolente,» dit Malais.
Fierce se retourna pour sourire.
—«J'en suis honteux.»
Il était on ne peut plus calme.
—«Vous voyez, murmura Torral, que ce n'est pas un masque.»
Le dernier pot était ouvert.