—Vous me paierez ... oui!... Seulement je ne sais pas quand.... C'est vous qui me le dites, d'être tranquille! Mais, trois mille et des francs, ça ne se gagne pas en faisant la fière! Vivre seule, vous voulez? Ça va bien pour une qui a des rentes. Vous n'en avez pas, hein? Alors, monsieur Merdassou est assez bon pour vous!...
Le ton commençait de changer. Célia stupéfaite découvrait un Céladon nouveau, qu'elle ignorait, auquel elle n'avait jamais cru, en dépit de Dorée, en dépit de Mandarine.
—Allez, allez!—continuait ce Céladon-là, impérieux maintenant, brutal presque;—allez!... vous n'avez pas réfléchi. Et j'ai réfléchi pour vous, moi. Nous voilà à samedi: mardi prochain, ne sortez pas; faites-vous belle; achetez des gâteaux, une bonne bouteille; et attendez le Merdassou. Il viendra. Je vais lui dire, de votre part: oui.
Célia sauta, comme on saute sous l'aiguillon d'une guêpe.
—Vous allez lui dire, de ma part: non!—Non, non, non et non!—Je fais ce que je veux, peut-être? et je dors avec qui me plaît? Par exemple! vous avez de l'aplomb, vous, monsieur Céladon!
Mais il se rebiffa, si vite et si ferme qu'elle recula d'un pas, démontée:
—J'ai de l'aplomb? possible! On peut en avoir, quand on ne craint rien ni personne! J'ai de l'aplomb, oui! ça m'est plus facile qu'à vous!... Et vous feriez mieux, vous, d'en avoir un peu moins! c'est moi qui vous le dis!...
Elle ne put s'empêcher de demander:
—Pourquoi?
Et il répliqua, ricanant: