—Pourquoi?
Il répliqua clairement:
—Parce que c'est votre droit le plus strict d'aimer qui bon vous semble. Or, le sieur Merdassou peut vous sembler bon à aimer. Bien des femmes le trouveraient aimable: douze cents francs, c'est beaucoup; soixante-cinq ans, c'est peu....
Il s'interrompit encore: elle secouait la tête de droite à gauche et de gauche à droite, très énergiquement.
—Non?—dit-il.—C'est trop d'un côté, et pas assez de l'autre, à votre goût.... Vous avez peut-être raison!... Mais j'y pense.... Vous lui devez toujours trois mille francs, à Céladon?... Eh bien! comment comptez-vous faire?... Car, naturellement, vos billets et vos factures continuent de courir.... Je puis adoucir Céladon et le rendre plus souple qu'un gant de Suède; mais je ne puis pas brûler son grand-livre. Je ne le voudrais pas d'ailleurs.... Même avec les voleurs il convient d'être probe.... Donc, il vous faudra payer les trois mille francs....
Elle se souvint d'une phrase de Mandarine:
—Tant pis!—dit-elle.—Je paierai n'importe comment, mais je ne ferai pas affaire avec un monsieur Merdassou, pour si peu de chose que payer des dettes!
Il approuva d'un signe de tête. Et ils se regardèrent un moment. Une pensée flotta entre eux. Il l'écarta, parlant tout à coup d'autre chose:
—Vous paierez n'importe comment, cela va de soi.... Et vous paierez quand vous voudrez: Céladon ne sera pas méchant, je vous le répète.... J'irai le voir demain matin ... et ... n'ayez pas peur!... tout ira bien de ce côté-là....
Elle continuait de le regarder très fixement, et elle n'écoutait guère. Il détourna les yeux, et bavarda: