SEPT LETTRES DE PRINCESSE
ÉCRITES IL Y A DIX ANS (1911)[1]

Pour le capitaine Tewfik bey Kibrizli, pour l'émir Mohammed Arslan, morts pour leur patrie.

[1] Le conte précédent,—L'Extraordinaire Aventure...—nous reportait aux premiers temps, aux temps les plus héroïques de l'amitié franco-turque. Les Sept Lettres de Princesse... que voici nous reportent à la très pire époque d'il y a dix années. C'est, en effet, vers 1911 que la France,—je veux dire l'opinion française, plus encore que le gouvernement français, oublia son histoire et ses intérêts, et prit imbécilement, contre la Turquie isolée et attaquée, le parti des mauvaises nations qui attaquaient notre vieille alliée. De cette stupide erreur découla le ressentiment turc, et l'alliance germano-turque de 1914. La Turquie en est tout innocente. Et je l'atteste sur mon honneur de marin et de Français.—C. F.


LETTRE I

La princesse Séniha Hâkassi-zadeh

à madame Simone de La Cherté,