[1] En turc, la négation s'exprime par la syllabe me: aimer: sevmek;—ne pas aimer: sev-me-mek. D'où les formules pérotes dont abusent mesdemoiselles Kolouri et leurs compatriotes: «intelligent, mintelligent....» (intelligent ou non). L'auteur saisit cette occasion d'exprimer à ses amis de Constantinople, toute sa reconnaissance pour l'excellent lexique français-pérote qu'il doit à leur collaboration.

[2] Sens obscène intraduisible. Le mot n'existe pas en France. La chose non plus.

[3] Il est employé à la Dette aux appointements de 900 livres (20.790 fr.);—locution pérote, que tout le monde, à Constantinople, emploie par contagion.

[4] Le prince Cernuwicz est ivre, et l'auteur lui laisse l'entière responsabilité des opinions injurieuses et téméraires qu'il a puisées au fond de ses quatre bouteilles d'extra-dry.


[XV]

J'ai passé le pont. J'ai tourné dans la première rue à droite. Et j'attends, comme il est convenu.

Donc, ceci est Stamboul. Désillusion. Je me figurais que, le pont franchi, Stamboul m'émerveillerait au premier coup d'œil. Il n'en est rien. La place d'Emin-Eunu, que voici, reproduit trait pour trait la place Karakeuy. Et la première rue à droite,—je ne sais pas comment elle s'appelle: pas plus de plaque que de numéros,—est laide. Pittoresque, je ne dis pas non: une sorte de boyau tortueux, magnifiquement, et grouillant d'une cohue bien bigarrée. Mais les ruelles de Galata, voire de Péra, sont pareilles.