Sir Archibald me secoue rudement la main. Cernuwicz, débordant de cordialité, improvise un discours d'adieu:
—Marquis, ce soir nous avons bu....
Oui, ce n'est pas niable.
Cependant, sir Archibald s'apprête à partir aussi. Il vérifie l'addition. Son portefeuille est bien anglais, grand démesurément, et d'un cuir sang de bœuf qui hurle.
Le caïque Falkland attend à l'appontement de l'hôtel, à côté de mon caïque à moi. Nous embarquons. Le prince, qui demeure à Buyukdéré, gesticule sur la berge. Tout à l'heure, son cocher le mettra sans doute de force en voiture,—à la cosaque.
Nous poussons. Mes caïkdjis piquent en amont, pour gagner le courant. L'autre caïque, au contraire, se laisse dériver: Canlidja est loin en aval.
Derrière, la voix de Cernuwicz continue à déclamer vers nous, dans la nuit. Ma parole, il appelle maintenant les bons auteurs à son secours:
—Pour la dernière fois, adieu, seigneurs!
Comme ces nuits du Bosphore sont humides! Il me semble qu'on doit avoir bien froid, à dormir seule, au-dessus de l'eau, dans un pavillon qui surplombe....