Avec ses rogatons faisoit bien maigre chere,
Vive la guerre & les lardons.
[33] Poësies du P. du Cerceau, page 349. & suiv.
Cependant notre fanfaron, qui pour faire la petite guerre se croyoit un personnage tout autrement important, va sottement donner dans une Souriciere attiré par l’odeur d’un lardon.
Après bien des façons le pauvret s’en approche,
Et le flairant de près y porte enfin les dents :
La bassecule se décroche
Et tombant l’enferme dedans.
Ce fut alors qu’il maudit la guerre & les lardons, qu’il se repentit amerement d’avoir insulté aux manes de son bon pere, & d’avoir méprisé sa frugalité ; mais il étoit trop tard, une mort cruelle mit fin à ses réflexions & à sa captivité.
Ces funestes lardons sont l’écüeil ordinaire contre lequel va échoüer la prudence des Rats : L’experience est trop foible contre la voracité qui les emporte, & la force d’un [34]naturel qui revient toujours.