Tant l’homme au contraire étoit bête :
Tout animal ailleurs qui n’a ni feu ni lieu,
Avoit là son Temple & sa Fête.
On avoit fait un jour au Temple du Dieu Chat
D’un Rat blanc & sans tache un pompeux sacrifice :
Le lendemain c’est le tour du Dieu Rat ;
Il faut, pour le rendre propice,
Qu’à ses Autels un Chat périsse.
[71] Fables de M. de la Motte.
Ce n’est pas dans l’Egypte seulement où toute bête étoit Dieu, que les Rats ont eû des Autels. La crainte qui fit les premiers Dieux du monde, força les [72]Phrigiens de les déïfier, [73]& les Peuples de Balsora & de Cambaye se feroient encore aujourd’hui un cas de conscience de faire du mal à ces animaux.