[6] Despreaux, Satyre sur l’Homme.
Or l’avis de M. Despreaux doit être celui de tout le monde, à cause de sa réputation, & parce qu’on ne peut pas le soupçonner de partialité, lorsqu’il juge contre ses propres interêts, comme s’il ne tenoit point à la nature humaine. Le reste de la piece répond parfaitement au début, il nous envoye à l’école de la Sagesse chez les [7]Fourmis, les [8]Loups, les [9]Ours, les [10]Vautours, les [11]Lions : & les belles peintures qu’il fait de leurs mœurs, sont décisives en faveur de ma cause ; elles prouvent tout ce qu’on auroit pû me contester.
La Fourmi tous les ans traversant les guérets,
Grossit ses magasins des trésors de Cerès,
Et dès que l’Aquilon ramenant la froidure
Vient de ses noirs frimats attrister la nature,
Cet animal, tapi dans son obscurité,
Joüit l’hyver des biens conquis pendant l’été.
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