Là-dessus elle le quitte et sort de la cour.
L'horloger, qui la voit sortir, un panier de poissons au bras, alors qu'elle est entrée les mains vides, n'a pas un instant la pensée de douter qu'elle soit une domestique de Mme Sanjo. Il ne soupçonne pas, le brave homme que, dans la manche de cette fille qui vient de sortir, reposent insouciantes les douze montres en or, qu'il a apportées de chez lui!
Il attend un bon quart d'heure. Mais personne ne vient. On a l'air, dans la maison, de ne pas même songer à lui. Impatienté, il se rend à son tour à la cuisine.
L'horloger la vit sortir, un panier au bras.
– Eh bien! dit-il à la cuisinière, est-ce que Madame a terminé son choix?
– Quel choix?
– Mais… le choix des montres.
– Quelles montres?
– Les montres que je viens d'apporter et que j'ai confiées à la jeune fille, pour les faire voir à Madame.