—Mais quoi?"

Il la quitta brusquement, s'assit plus loin. Il reprit son expression de méfiance barbare :

"Tiens, je voulais être sûr qu'il n'y avait personne ici.

—Ah! oui…. Tu pensais à…."

Elle ne put se défendre d'un rire plein de mépris. Un amant chez elle? Un amant, tant que Chéri vivait? C'était grotesque : "Qu'il est bête!" pensa-t-elle avec enthousiasme.

"Tu ris?"

Il se mit debout devant elle et lui renversa la tête, d'une main qu'il lui posa sur le front.

"Tu ris? Tu te moques de moi? Tu as…. Tu as un amant, toi? Tu as quelqu'un?"

Il se penchait à mesure qu'il parlait et lui collait la nuque sur le dossier de la chaise longue. Elle sentit sur ses paupières le souffle d'une bouche injurieuse, et ne fit pas d'effort pour se délivrer de la main qui froissait son front et ses cheveux.

"Ose donc le dire, que tu as un amant!"