Ces dispositions convenablement imitées rendraient, dans le plus grand nombre de cas, toute tentative de lutte impossible à l'anarchie; elles préserveraient l'humanité de calamités publiques et privées également irréparables: à ce titre, elles doivent vivement intéresser les hommes de bien.

Telle est désormais la noble et difficile tâche de quelques armées étrangères: car, on l'a dit, longtemps encore, gouverner les sociétés ce sera monter la garde et la faction; car la vie et l'activité des empires, la richesse, le bonheur des peuples, les labeurs de l'artisan, la petite et si respectable aisance des classes pauvres, l'existence même des nationalités deviendraient impossibles, au milieu des scènes sanglantes, des terreurs ou des excès journaliers; et alors que chaque famille pourrait, à tous moments, se dire avec une douloureuse anxiété:

_Pauperis et tuguri congestum cespite culmen, Post aliquot, mea regna, videns mirabor aristas?

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Barbarus has segetes! en quo discordia cives
Perduxit miseros! en queis consevimus agros!_

Août 1849.

AVENIR DES ARMÉES EUROPÉENNES

ou le

SOLDAT CITOYEN.

CHAPITRE PREMIER.