Quand au trais un peu galant dont vous termine votre lettre, j'y ajouteres que votre témoignage n'est pas tout-à-fait recevable c'est à la seule Venus à juger des prouesses de Mars.
J'ai l'honneur d'être, etc.—S..., l'aînée.)
Deuxième lettre du prince Kabardinski à Mademoiselle Saulnier cadette.
(Incluse dans la suivante.)
Nancy, le 5 décembre 1785.
J'arrive dans cette ville, mademoiselle; mon chambellan qui a toute ma confiance, m'a parlé de vous d'une manière si avantageuse, que je me rends à ses sollicitations pressantes, malgré tous les ménagemens que j'ai encore à garder: je prends sur moi de vous écrire; je vous confirme tout ce que mon chambellan vous a mandé; j'y ajouterai que, dans un mois au plus tard, j'aurai le plaisir d'admirer de plus près ces grâces touchantes qui sont l'objet de toutes mes pensées.
Depuis votre première lettre, vous m'avez traité avec bien de la rigueur: j'espère qu'elle va cesser et que d'ici à mon départ, nous aurons une correspondance suivie, qui sera le prélude d'une liaison qui fera le bonheur de ma vie.
Le prince KABARDINSKI.
A Mademoiselle Saulnier l'aînée, à Paris.
(Caillot s'étonne de nouveau des doutes témoignés. Il insiste sur les qualités amoureuses de son prince et sur les siennes. La plaisanterie devient forte. Toutefois, sa correspondante ne clôt pas encore l'entretien).