Voici, d'abord, l'exposé brut, sans commentaire, du théorème physique présenté par les figures suivantes de l'Andréïde: ce sont les moyens de sa démarche,--dont l'évidente possibilité devra ressortir ensuite dans la démonstration,--que j'ajouterai.

A l'extrémité du col de chaque fémur, voici une rondelle d'or, légèrement concave, assez semblable à la cuvette d'une montre et de la dimension d'un fort dollar.

Toutes deux sont imperceptiblement inclinées l'une vers l'autre et montées sur une longue tige mobile, laquelle est incluse dans l'os fémoral.

Au repos, le haut de ces deux tiges dépasse les cols des fémurs d'environ deux millimètres, ce qui produit la non-adhérence des deux petits disques d'or avec les cols.

Les B de leurs diamètres--qui viennent en A de la hanche interne de l'Andréïde--sont reliés par cette coulisse très concave, en lamelles d'acier, qui se prête à la démarche par ses rentrés perpétuels et au milieu de laquelle se trouve, en ce moment, à l'état libre, ce sphéroïde de cristal. Ce globe est du poids d'environ huit livres à cause de son centre hermétiquement empli de vif-argent. A la moindre mobilité de l'Andréïde, il glisse, incessamment, en cette coulisse, de l'un à l'autre des deux disques d'or.

Considérez, maintenant, au sommet de chaque jambe, cette petite bielle d'acier, brisée en deux et dont les deux parties, s'ouvrant en dessous, jouent à l'aise en un centre ou moyeu d'acier. Une extrémité en est solidement rivée à la scission dorsale interne de l'armure,--c'est-à-dire, au-dessus de la ceinture de flexibilité;--l'autre, au bord antérieur interne de chaque jambe.

L'Andréïde étant étendue, les deux bielles se trouvent, en ce moment, pliées, sur leurs centres, en angle aigu,--et cela dans la partie de son corps qui est divinisée en la Vénus Callipyge. Notez que le moyeu d'acier, qui forme la pointe de l'angle, est plus bas que les deux extrémités des bielles.

Vous remarquez ces deux solides entrecroisements d'archals, qui tirent le dos intérieur de l'armure, depuis la hauteur des poumons,--et qui aboutissent, chacun, au point où la partie antérieure des bielles se soude à chaque jambe.

Là, ces archals forment torsade et celle-ci glisse, en noeud coulant, sur l'avant de la bielle.

Lorsque l'armure est close, ces barres pectorales en acier, convexes, adaptées en manière de système costal au devant interne de l'armure, surtendent et retiennent ces deux entrecroisements, en les isolant de tous les autres appareils à travers lesquels ils passent sous les phonographes.