Courbelon fut sans façon la lui baiser et y fourra sa main tandis que l'autre fut se perdre sous sa jupe. Justine, à son tour, fut traitée de même. Le temps ne me paraissait plus long. Il prit Isabelle dans ses bras, la jeta sur le pied du lit et la troussa tout à découvert; je vis alors son ventre, ses cuisses et sa fente; elle était peu garnie de poil, mais il était fort noir; il la baisait et remuait le doigt de la main droite au haut de cette fente, tandis que le doigt de la main gauche y était tout enfoncé. Justine, déboutonnant sa culotte, en tira une machine fort longue, raide et très grosse. Ma cousine la prit; il voulait la mettre à la place de son doigt, mais j'entendis Justine lui dire:

— Non, Courbelon, je ne le souffrirai pas; si je deviens grosse, je saurai m'en tirer; mais si jamais Isabelle était dans ce cas-là, où pourrions-nous toutes deux nous cacher? Caressez-la, donnez-lui du plaisir; mais ne lui mettez pas.

Tous ces discours, que j'entendais parfaitement, étaient autant d'énigmes dont je cherchais le mot. Je vis cependant Courbelon se retirer à contre-coeur et, tout en pestant, il continua de caresser Isabelle en la chatouillant comme il avait commencé, tandis que ma cousine tenait à pleine main ce gros instrument que Justine avait mis en liberté.

Quelques moments après qu'il eut recommencé les mouvements de ses doigts, j'entendis et vis faire à Isabelle le même jeu et les mêmes soupirs qu'elle faisait quand nous étions couchées. Je fus alors au fait, et je jugeai qu'elle répétait, seule dans son lit, ce que Courbelon venait de faire. Isabelle se releva bientôt, et Justine, qui était en arrêt comme un chien sur sa proie, se jetant à son tour sur le pied du lit, tenant d'un bras Courbelon par les reins et, de l'autre main, tenant ce pieu qui conservait sa grosseur, l'entraîna sur elle. Elle fut bientôt troussée; il se coucha sur son ventre et, de ses deux mains, il tenait ses tétons qu'il baisait, et les mouvements de reins et de cul que je lui voyais faire me firent juger qu'il enfonçait ce membre que j'aurais voulu voir entrer. Ma cousine passa sa main par-derrière entre les cuisses de Courbelon, ou pour le caresser, ou pour juger de l'enfoncement. Je les vis alors s'agiter, se remuer avec fureur: bientôt Courbelon, après des transports et des mouvements qui m'étonnaient, se laissa aller, et je le vis retirer cet instrument humble et bien diminué de longueur et de grosseur. Ils se reposèrent quelques moments sur le lit; mais les baisers et les caresses allaient leur train. Cette première scène, qui m'avait vivement émue, ne tarda pas à être suivie d'une autre qui me plut encore davantage.

Courbelon, impatienté de leurs habillements qui le gênaient, et sachant que ma tante ne reviendrait pas si tôt, les mit bientôt dans l'état où il désirait les voir: en peu d'instants elles furent toutes deux nues. Justine n'était pas d'une figure aussi jolie qu'lsabelle; mais elle gagnait dans la situation où il les avait mises: son corps était plus blanc, elle était plus grasse et potelée. Il leur imprima plus de cent baisers à l'une et à l'autre; il prenait leurs culs, leurs tétons, leurs fentes, tout était à sa disposition. Ce que je voyais depuis une demi-heure excitait en moi un feu, une émotion que je n'avais jamais sentis. Leurs caresses recommencèrent avec plus de vivacité. Il les fit mettre toutes deux couchées sur le ventre au pied du lit en leur faisant écarter les cuisses. Je découvrais parfaitement tout ce que Courbelon voyait: il les examinait, baisait leurs fesses, enfonçait un doigt de chaque main entre leurs cuisses. Son instrument était revenu dans le premier état où je l'avais vu; et comme Justine, le visage appuyé dans ses mains contre la couverture, ne pouvait le voir, il avait commencé de l'introduire à Isabelle quand, tout à coup, Justine en défiance se leva furieuse, et prenant ma cousine par les jambes elle la retira et démonta Courbelon. J'en fus très fâchée car je voyais cet outil prendre sa route à grands pas.

— Non, lui répéta-t-elle, cela ne sera pas; je vous en ai dit cent fois les raisons, c'est une nécessité de s'y conformer.

Comme je pouvais entendre aussi facilement que je voyais, aucun des mots, aucune des expressions ne furent perdus:

— Viens, mon cher, dit Justine en le prenant par son instrument, viens mettre ton vit dans mon con, ils se connaissent et tu ne risques rien avec moi.

Mais elle manqua son coup car, le tenant toujours par là, elle lui donna deux ou trois secousses: aussitôt je vis Courbelon se pencher sur son épaule, tenant un téton, la baiser et répandre une liqueur blanche que je n'avais pas encore vue, avec des convulsions qui marquaient un vif sentiment de plaisir. J'étais dans un état que je ne concevais pas moi-même. Depuis quelque temps je chatouillais le haut de ma petite fente de la même manière que j'avais vu Courbelon le faire à Isabelle et à Justine. J'étais dans cette agréable occupation, qui ne me procurait encore qu'un doux plaisir, quand l'une et l'autre, sans doute vivement animées par les caresses que Courbelon leur avait faites, le mirent dans la même position où elles étaient elles-mêmes: pas le moindre vêtement depuis la tête jusqu'aux genoux. Cette perspective nouvelle m'attacha avec une curiosité délicieuse, et d'autant plus particulièrement que j'avais fort désiré le voir ainsi: il semblait que leurs plaisirs fussent d'accord avec mes souhaits. Chacune le baisait, le caressait, lui prenait le vit qui s'était ramolli, chatouillait ses couilles et ses fesses; il les baisait à son tour, maniait, suçait leurs tétons, les renversait, les examinait, les branlottait et leur enfonçait le doigt. Je vis enfin cet instrument reprendre toute sa vigueur et les menacer toutes deux; il ressemblait à un épieu qu'on va plonger dans le corps d'une bête féroce. J'apercevais bien que Courbelon en voulait à ma cousine; mais Justine le saisissant, ils tombèrent l'un sur l'autre sur le pied du lit; je crus qu'il lui enfoncerait l'estomac; rien ne la fit reculer.

— Attends au moins, lui dit-il, que nous augmentions nos plaisirs et que nous en jouissions tous ensemble.