— Il faut l'avoir connu, dit mon papa, pour pouvoir en juger. Viens, ma chère Laurette, viens l'éprouver à ton tour. Vernol, moins fourni que moi, ne te procurera que des douceurs. Belle comme tu es, de quelque côté que ce soit il n'a rien à perdre. Nous bandons, viens dans mes bras. Rose fera pour lui ce qu'elle a fait pour moi, et branlera ton clitoris en arrière, par-dessous les cuisses.

Je me jetai sur lui, je le mangeai de caresses. Rose introduisit son vit dans mon con; elle ouvrit mon cul, elle mit le vit de Vernol dans sa bouche, elle en mouilla la tête ainsi que le passage où il devait entrer, et le conduisit elle-même.

Placée comme elle était la première fois, elle me branlait et caressait les fesses de Vernol, tandis que mon papa, le doigt dans son con, la branlait aussi. Le sublime. plaisir annonça bientôt sa présence, nous volions après lui, nous le saisîmes. Ah! qu'il était grand! Nous déchargions tous, nous étions inondés, le foutre ruisselait. Livrée aux plus vives sensations, j'étais dans un état convulsif. Après avoir été agitée comme un nageur qui se débat, un calme, non moins voluptueux que le plaisir, lui succéda. Ce resserrement, ce frottement dans toutes les parties délicates et sensibles, où se trouve le trône de la suprême volupté, me la fit connaître dans l'extrémité de son dernier période. Je ne pus mettre la parallèle avec cette journée, que celle où j'avais fait le sacrifice volontaire de mon pucelage.

Il fallut enfin se reposer; nous nous assîmes, et nous les engageâmes de reprendre pour quelques instants leurs habits; mais nous ne fûmes guère plus tranquilles: dans l'état où nous étions, nos yeux, nos mains, nos bouches, nos langues, tout rappela les désirs; nous parlions foutaise; nos tétons, nos fesses, nos cons étaient maniés, baisés; nous les rendions, ces caresses, des vits et des couilles en étaient les objets. Bientôt les effets en parurent avec fierté, nous les ressentîmes aussi; nous bandions tous encore, nos clitoris gonflés le démontraient aussi bien que la fermeté de leurs vits; nous courûmes sur les traces du plaisir qui nous avait échappé; nous le ramenâmes à nous pour le laisser fuir encore; mais je voulus que Rose eût une part plus solide que celle qui lui était tombée jusqu'alors; je la fis coucher les genoux élevés; mon papa se mit à côté d'elle et, passant ses cuisses par-dessous ses jambes qu'elle mit en l'air, son vit se trouvait pointé sur le but; je me mis sur elle, sa tête entre mes genoux et entre ceux de Vernol qui me le mettait en levrette. Je mis le vit de mon papa dans son con; il s'y perdait et reparaissait tour à tour; il prenait nos tétons à l'une et à l'autre; je la branlais, elle me rendait le même office; mon con était sur ses yeux; le vit de Vernol qui allait et venait, ses couilles qui se balançaient, formaient un spectacle enchanteur pour elle, qui produisit un tel effet sur ses sens que, dans le même temps que nous mîmes à chercher le plaisir pour le savourer, Rose avait déjà ressenti quatre fois ses attraits; quatre fois ses élancements et ses transports, ses expressions: je me meurs, je décharge, nous en donnèrent des preuves certaines. Enfin, nos fouteurs de dessous se réunissant, Rose reçut, dans un cinquième et copieux épanchement de sa part, le foutre dont mon papa l'inonda. Leur plaisir excitant le nôtre, nous jouîmes presque en même temps qu'eux de ces enchantements que nous nous hâtions d'atteindre.

Rose se mourait: si elle chérissait le plaisir, celui-ci ne la fuyait pas; elle en ressentait les effets des trois et quatre fois contre nous une; son con était une source de foutre; il lui causait un plaisir si vif qu'elle pinçait et mordait toutes les fois qu'elle le répandait. Enfin, elle tomba dans cet état d'anéantissement où l'on ne connaît et ne sent rien que l'excès des sensations délicieuses qu'il procure. Dès qu'elle en fut revenue, elle fit tant d'éloges de cette attitude que je voulus jouir à mon tour de la même perspective. Aussi, dès que nos forces furent rétablies, nous n'y changeâmes presque rien; je pris seulement la place qu'elle occupait, elle se mit sur moi, Vernol la foutait. Ma tête entre leurs cuisses, je voyais tous leurs mouvements, et nous nous branlions l'une et l'autre, pendant que le vit de mon papa fournissait pour moi sa carrière.

Ce quatrième acte fini, nous étions fatigués, brisés, excédés; nous avions grand besoin de réparer nos pertes. Nous nous relevâmes, mon papa fit redescendre la table et nous ranimâmes nos forces par les restaurants que nous prîmes. Le repos nous était bien nécessaire. Dès que la table fut relevée, nous nous couchâmes tous quatre, les uns sur les autres, nos bras et nos cuisses entrelacés, tenant chacun le cher objet de tous nos voeux et le divin moteur de nos plaisirs.

Après une bonne heure de sommeil, Rose, éveillée par un songe voluptueux, nous tira bientôt de l'espèce de léthargie où nous étions plongés. Nos caresses et nos baisers recommencèrent; mais, loin de nous précipiter, nous badinions avec nos désirs pour en allonger la durée, en multipliant la jouissance, en retardant l'approche du plaisir: nous allions jusqu'à lui, nous le repoussions, il nous poursuivait. Rose l'avait déjà saisi deux ou trois fois; à notre tour il nous atteignit aussi: il n'est pas sûr de jouer avec lui. Il fut enfin victorieux, et nous terminâmes cette journée par un cinquième acte dont Rose fut l'héroïne.

Couché sur mon papa qui l'enfilait par le grand chemin, Vernol se présentait à la porte de derrière. J'avais pris l'attitude qu'elle avait tenue; je mis tout en place et je lui rendais les mêmes services que j'en avais reçus, pendant que mon papa me prodiguait des caresses semblables; mais, par un nouveau badinage, Vernol changeait de temps en temps de route: il quittait celle où je l'avais conduit pour aller s'accoler avec mon papa dans le chemin qu'il occupait. Rose trouvait admirable de les avoir ensemble: il était heureux pour elle que la même voie pût se prêter à deux de front; mais, au dernier moment, Vernol reprit le sentier où je l'avais guidé et qu'il avait occupé d'abord.

Elle trouva ce dénouement divin et supérieur à tout ce qu'elle avait éprouvé jusqu'alors; aussi s'écria-t-elle, dans son enthousiasme:

— Que je serais heureuse, et que la mort me serait douce si je perdais la vie dans un moment si délicieux!