Oui, c’est toi que j’invoque, ô mon aimable muse!

Dans ce moment je te prends pour plastron;

Et si ton art charmant à ma voix se refuse,

Je t’appréhende et te saisis au c...

Pardon, lecteurs scrupuleux, je n’écris pas pour vous, renfermés dans la classe des citoyens qui ne s’occupent qu’à méditer les prodiges étonnants de notre révolution française; vous n’accordez plus d’instants au plaisir; sourds à sa voix, vous voyez avec indifférence ces jeunes et jolies républicaines qui, rangées en haie sous les galeries et aux entresols du palais Égalité, qui, par maintes et maintes provocations lascives et libertines, veulent s’assurer de vos sens, de votre bourse et jouir du bénéfice du marché; le prix de leurs faveurs est le pot-de-vin de leurs grâces.

Mais c’est à vous que je m’adresse,

Charmants roués, grands libertins,

Blâmerez-vous que mon cœur s’intéresse

Au jeu plaisant d’une tendre catin?

A ces transports d’un prélat d’Église,