Tout confus et aboyants, ils abandonnèrent ce lieu de prostitution; mais leur nouvelle caricature, gravée et répandue dans le public, dira à l’amateur: Tels sont nos traits fidèles.
NOTES
[1] Lettres originales de Mirabeau écrites du donjon de Vincennes pendant les années 1777-78-79-80, contenant tous les détails sur sa vie privée, ses malheurs et ses amours avec Sophie Ruffei, marquise de Monnier, recueillies par P. Manuel, citoyen français. A Paris, chez I. B. Garnery, 1793, an 3e de la liberté. 4 tomes in-8o.
Paul Cottin.—Sophie de Monnier et Mirabeau, d’après leur correspondance secrète inédite (1775-1789), avec trois portraits, dont un en héliogravure d’après Heinsius, deux fac-similés d’autographes, une table déchiffrante et un plan du couvent des Saintes-Claires de Gien. Paris, Plon-Nourrit et Cie, 1903. CCLX-282 p. in-8o.
[2] Ils étaient parents par les femmes.
[3] M. de Railli était détenu à Pierre-Encize, près de Lyon.
[4] Voir l’Amateur d’autographes, mars 1909.
[5] M. de Rougemont, gouverneur du château de Vincennes.
[6] A cause de leur parenté.
[7] C’est au deuxième volume de cette publication que se trouve le portrait de Sophie. Elle était grande, forte, brune, aux yeux noirs. On ne connaît que deux portraits authentiques de la comtesse de Monnier; celui-ci et un autre qui la représente entre 30 et 35 ans. Il fut peint par Jean-Jules Heinsius. L’estampe d’Antoine Borel, dans le tome II de la traduction de Tibulle, est «comme celui d’Heinsius, dit M. Paul Cottin (loc. cit.), conforme aux signalements remis à la police, et Mme Callier, fille du docteur Ysabeau, récemment décédée, tenait de son père qu’il offre exactement les traits de Sophie à vingt ans».