La seconde a pour titre: La dévote, avec cette exclamation: Ah! mon doux Jésus! C’est le plaisir qui la lui arrache, on le juge à son attitude avec son amant. Un crucifix devant elle, un tableau de la Vierge caractérisent une dévote.

Agnès est la troisième estampe, et le mot: Je déchire la nue. C’est une novice que le libertin introduit dans un couvent de débauche: en lui donnant une leçon de musique, elle se précipite elle-même tout en pleurs dans ses bras et est enf.....

Elle vit du pays sert de légende à la quatrième. C’est une Baronne campagnarde qu’il éduque et à laquelle il apprend toutes les postures et toutes les manières de le faire.

La dernière estampe peint une orgie effroyable, où brille un moine. Elle est couverte d’un rideau qu’entr’ouvre le Roué. Plus bas est une autre orgie fort enveloppée, qu’on suppose des tribades d’après sa description, et le tout est terminé par ces mots: Le rideau cache les mœurs.

On ne sait si l’ouvrage est réellement de celui qu’indiquent les lettres initiales: mais malheureusement il est assez bien fait pour qu’on soit tenté de le croire.»

La Correspondance littéraire, philosophique et critique, par Grimm, Diderot, Raynal, Meister, etc., émettait aussi des doutes sur l’attribution qu’on faisait de Ma Conversion à Mirabeau.

«Ma Conversion, par M. D. R. C. D. M. F., avec figures en taille-douce, première édition, dédiée à Satan. Nous ne nous permettons de transcrire ici le titre de cet infâme livre que pour annoncer à nos lecteurs que, quoique attribué au fils de M. le marquis de Mirabeau, auteur de l’ouvrage sur Les lettres de cachet et les prisons d’État, nous ne pouvons nous résoudre à croire qu’il soit de lui. C’est un code de débauche dégoûtante, sans verve, sans imagination, et il ne paraît pas croyable qu’un homme d’esprit ait avili sa plume à cet excès sans laisser même soupçonner l’espèce d’attrait qui aurait pu séduire son talent.»

Et M. Tourneux, qui a donné (Garnier, 1880) une édition de la Correspondance littéraire, ajoute en note:

«Les initiales qui figurent sur l’une des éditions et que reproduit Meister signifient: M. de Riquetti, comte de Mirabeau fils. Néanmoins, il est très probable que le grand orateur n’a pas plus écrit Ma Conversion que les autres romans obscènes qu’on lui a attribués. On ne peut porter à son actif que l’Erotika Biblion, dont il se déclare implicitement l’auteur dans une lettre à Sophie de Monnier.»