Je choisis parmi eux cette lettre des plus touchantes:
Paris, le *** mars 1895.
«Cher monsieur et cher poète,
«J’ai lu et peut-être avez-vous lu dans le... d’aujourd’hui, sous la signature... une ligne où votre nom et le mien étaient rapprochés dans une intention désagréable pour vous. Je m’empresse de vous assurer de toute la peine que m’a faite cette lecture. Vous connaissez trop mes sentiments de si haute estime à l’égard du vrai poète que vous êtes pour que, sans attacher quant à ce qui vous concerne la moindre importance à de pareils coups d’épingle, vous puissiez douter un instant du véritable ennui que m’a causé ce bout d’article.
«Je n’ai pas voulu que la journée s’écoulât sans vous témoigner à nouveau ma sincère et profonde sympathie littéraire, en même temps que les sentiments d’affectueuse gratitude de votre tout dévoué
«P. Verlaine.»
III
En 97, j’ai reçu, à la date du 6 septembre, cette lettre de M. Stanislas Millet, professeur au Lycée de Lorient:
«Monsieur,
«Vous avez publié dans la Nouvelle Revue du 1er février 1896, sur Hello, une remarquable étude où je relève cette phrase: «Je ne me souviens pas d’avoir rencontré ce grand nom (celui de Chateaubriand) au cours de toute l’œuvre de l’écrivain de Kéroman, que le respect d’une même communion empêcha sans doute de formuler sur le maître de Combourg, un jugement dont l’expression eût été curieuse à connaître.»—Je ne crois pas, en effet, que Chateaubriand soit nommé dans celles des œuvres d’Hello qui ont paru en volumes. Mais parcourant dernièrement, grâce à la bienveillance de Mme Hello, les manuscrits inédits du grand penseur, et les articles qui n’ont encore eu jusqu’ici que la publicité des journaux ou des revues, j’ai découvert une longue étude sur Chateaubriand, qui sans doute vous donnera satisfaction. Etc.»