[7] Prière pour lui.—Point d’adieu.—Pressentiment.—Le billet.—La vallée.—L’attente.—Amour.—La jalouse.—Je ne crois plus.—Abnégation.—Une fleur.—Les fleurs.—Amour et charité.—A celles qui pleurent.—Dieu pleure avec les innocents.—Dors.—Le mauvais jour.—Veillée.—Un moment.—L’Églantine.—A Madame ***.—Madame Emile de Girardin.—Dans la rue.—L’absence.—Les roses de Saadi.—La jeune fille et le ramier.—La voix d’un ami.—Le secret perdu.—Au livre de Léopardi.—L’esclave et l’oiseau.—Le nid solitaire.—Un ruisseau de la Scarpe.—Inès.—Loin du monde.—Hippolyte.—A une mère qui pleure aussi.—Quand je pense à ma mère, etc.
La Fileuse et Rêve intermittent d’une nuit triste quoique non en hexamètre pourront ressortir à ce groupe.
La strophe large, abdiquant l’hexamètre, s’allège et se familiarise, comme dans l’Élégie à Pauline Duchambge. Et c’est alors une autre veine où la précieuse élégance des Émaux et Camées, comme dans Un arc de triomphe, s’allie au virtuose esprit des Rues et des bois pour procréer un second groupe, dépendant du premier, qu’il égaie et subtilise[8]. Un troisième naît du mélange de l’hexamètre et de vers plus légers, toujours également disposés dans des strophes régulières. C’est Un billet de femme, le Soleil lointain; mais cette forme sert tout aussi souvent des poèmes de la seconde famille[9].
[8] Le rossignol et la recluse.—Les amitiés de la jeunesse.—Plus de chants.—Le billet d’une amie.—L’amour.—L’aumône.—Retour dans une église, etc.
[9] Croyance.—Ame et jeunesse.—Prison et printemps.—Jeune fille.—Qui sera roi?—Une lettre de femme.—Cigale.—L’innocence, etc.
Joignez-y les pièces en hexamètres[10] non divisées en strophes (Avant toi, La Fleur d’eau, L’Augure, etc.), et enfin celles où se faufile, puis se glisse et s’irrue le vers irrégulier, quelquefois un seul dans toute une longue pièce, comme dans La Maison de ma Mère, A mes Sœurs, Au Poète prolétaire, et ce sera (surtout de par ces dernières, les plus nombreuses)[11], la famille complète des poèmes plus ou moins descriptifs.
[10] La nuit.—L’isolement.—Le message.—Plusieurs élégies et des dialogues.—Le regard.—Les deux peupliers.—Révélation.—Pitié.—Détachement.—La crainte.—L’impossible.—L’éphémère.—Le convoi d’un ange.—Au médecin de ma mère.—L’hiver.—Au revoir.—Les roseaux.—L’augure.—La ronce.—L’Église d’Arond.—A madame A. Tastée.—Amour.—Prière pour mon amie.—A l’auteur de Marie.—Le soleil des morts.—Le Dimanche des rameaux.—L’ami d’enfance.—La jeune comédienne.—Une ruelle de Flandre.—Laisse-nous pleurer.—Les prisons et les prières.—Au citoyen Raspail.—L’amie, etc.
Et en vers plus brefs: Son image.—Les deux ramiers, etc.
[11] L’arbrisseau.—Les roses.—La journée perdue.—L’adieu du soir.—L’absence.—La fontaine.—L’inquiétude.—Le concert.—Le billet.—L’insomnie.—L’imprudence.—La prière perdue.—A l’amour.—Les lettres.—La nuit d’hiver.—L’inconstance.—A Délie, etc., etc.
Voici ce que, dans une étude précédente, abandonnée, me suggéraient ces entraînants irréguliers employés par Mme Desbordes-Valmore, avec, en une verve différente, un bonheur parfois égal à celui de La Fontaine: «Un réseau de poèmes moins ordonnés, mais dont les beautés partielles sont peut-être les plus ad imaginem de cette âme. Quand il est bien frappé un vers de cette lyre, suivant la banale expression, cette fois ennoblie, est si intense qu’il se suffit à lui-même, et presque ne pourrait qu’être gêné par le voisinage d’un aussi puissant. Il y aurait superfétation, étouffement, comme sur de ces orangers replets et redondants qui ressemblent à de vastes boules de senteurs, encombrés, presque incommodés qu’ils peuvent être à la fois par plusieurs sortes et règnes de végétation et de poussée: feuilles, fleurs, fruits nouveaux—et jusqu’à des fruits de deux ans s’assurant plus de suavité et de saveur d’un second retour de sève!