C’est que l’heure n’est pas venue,
Heureusement.
Honneur, honneur à Dieppe ! Honneur à sa Mairie
Qui vient, au nom de tous les cœurs reconnaissants,
De nommer la place où se tient la Comédie :
La place Camille Saint-Saëns.
Et maintenant, muni de la lampe de porion, trouvée « auprès d’un cadavre » dans le puits numéro 2, à Billy-Montigny, faisons une dernière station au Musée d’Histoire Naturelle qui, lui aussi, porte des traces de la générosité de Monsieur Saint-Saëns. Admirons le « Macrocrona » dont il a doté ces vitrines, en même temps que de « sauterelles d’Algérie », de « crânes de cochon et de porc-épic », de « coquilles à l’état fossile, recueillies dans les déjections boueuses du volcan éteint, nommé Mont de Galdar, aux Grandes Canaries ».
Puis, éloignons-nous, éblouis, charmés, un peu étonnés, un brin frissonnants, à travers les « crânes mérovingiens », les « bras décharnés », les « fœtus humains », les « calculs de vessie », les bocaux de ténias, les cocons, les coucous, les molaires d’éléphants, les mâchoires de marsouins, les restes de cachalots ; les araignées de mer, les bécasseaux, les huîtriers, les oies-cravants, les buses pattues, les outardes barbues, les stercoraires parasites, les guillemots à capuchon et les pingouins en plumage de noce !
II
« L’une de ces Romaines, noblement drapée, tient une oie, qu’elle semble vouloir cacher. »
Catalogue de la Salle d’Eckmühl.