Ce serait leur faire injure.
La femme est devenue la camarade de l’homme ; mieux, sa concurrente. Pour celles qui se bornent à rester des Célimènes, maintenons la bouche en cœur des siècles passés.
Mais les autres nous apparaissent, à nos côtés, en sarrau d’atelier, en blouse de travail. Cela, qui ne les rend que plus estimables, quand il s’agit de l’exercice d’un don réel, permet de leur dire leurs vérités.
Les plus sensées se garderont de s’en plaindre, car cela permet aussi de dire leurs vertus.
R. M.
I
MUSÉES POUR RIRE
I
« Reçu un mot tout gracieux de Saint-Saëns malade, mais content du tambourin chargé de fleurs et de la nomenclature de ses œuvres. »
Marquise de Blocqueville.
Un homme dont le succès personnel accréditait la parole, en cette occasion, me disait, un jour : « C’est, selon moi, une erreur de croire que certaines personnes n’ont pas de veine. Tout le monde a de la veine ; seulement, on sait, ou non, s’en servir. »
En ce qui me concerne, au moins une fois dans ma vie, je n’ai pas su me servir de la veine. Un mien ami, entre tous avisé, fort au courant de ce qui pouvait réjouir ma fantaisie et exciter ma verve, à son tour, m’avait dit, aux environs de 89 : « Allez à Dieppe, voir le Musée Saint-Saëns, je ne vous dis que ça, vous m’en donnerez — ou, plutôt, vous nous en donnerez des nouvelles, car, étant celui qu’elle peut impressionner avec le plus de vivacité, vous nous devez le compte rendu de cette étonnante collection, qui va des « sauterelles d’Algérie » aux « scories volcaniques » et, de la « Marquise de Présalé » à la « Marquise de Saint-Paul ».