Retrouver leurs fronts morts demeurés sous la glace. »

J’ai dit ailleurs le doux sonnet que Verlaine a écrit pour Madame de Rohan, à l’instigation d’une personne qui m’était bien chère. Voici celui, pareillement inédit et pareillement sollicité, où Rodenbach fait se prolonger l’écho de ce qu’il n’entendra plus.

Soir chez vous, si charmant inoubliablement !

La table était servie au jardin ; les bougies

S’ouvraient comme des fleurs aux brises rafraîchies

Des étoiles naissaient parmi le firmament.

Un jet d’eau retombait en gerbes élargies

Et chuchotait comme l’amante avec l’amant ;

Vous, Duchesse, dans ce nocturne enchantement,

Vous avez récité de nobles élégies.