Au filigrane bleu de l’âme se greffant.

… je vais choisir un jeune paysage

Que je peindrais encor sur les tasses, distrait.

Une ligne d’azur mince et pâle serait

Un lac, parmi le ciel de porcelaine nue,

Un fin croissant perdu par une blanche nue

Trempe sa corne calme en la glace des eaux

Non loin de trois grands cils d’émeraude, roseaux. »

Ce sont, à mon avis, les plus réussis, les plus personnels, parmi les vers de la première manière du poète. Ils terminent le plus clair de son œuvre, parue dans l’année 66 du Parnasse Contemporain, et couronnent la dernière d’une dizaine de pièces d’inspiration et de facture assez Baudelairiennes.

J’en citerai intégralement ce sonnet à la sœur de Celle qui est trop gaie :