LA NOURRICE

… pour qui, dévorée

D’angoisse, gardez-vous la splendeur ignorée

Et le mystère vain de votre être ?

HÉRODIADE

Pour moi. »

Je souligne cette réponse, qui est le qu’il mourût de Mallarmé, et qui nous livre le mot de son héroïne. Elle s’exalte et proclamant à sa nourrice tel motif de sa rétrospective fureur :

« C’est quand je me souviens de ton lait bu jadis ! »

Elle se compare, en sa virginité, aux trésors à jamais ensevelis dans les profondeurs du sol, et rythme cette révélatrice incantation d’une plus sauvage beauté que les languides accents de la fille d’Hamilcar :

« Oui, c’est pour moi, pour moi, que je fleuris, déserte !